Actualités › Merci aux Ucclois !

Merci les Ucclois ! Un échange informel, chaleureux et respectueux entre l’Echevine de l’Action Sociale et le Président du CPAS d’Uccle qui vous livrent leurs réflexions et leurs aspirations pour la gestion sociale de la commune.

 

Quelle est donc votre vision de la gestion sociale de notre commune ?

 

VD : « Dynamique ! » Bien sûr, les problèmes sont complexes et nécessitent une approche pluridisciplinaire. Chacun a droit à une vie décente et indépendante et c’est notre mission d’aider les personnes à y accéder mais au niveau du CPAS et de la commune, je voudrais qu’on aille encore plus loin, en intégrant mieux nos services respectifs, pour plus d’efficacité.

 

JLV : Effectivement, certaines de nos missions sont établies par la loi mais j’insiste aussi sur le volet « activation » qui est très important et qui permet aux gens de créer à nouveau un tissu social plus étendu, favorisant l’indépendance et le développement de leur vie professionnelle ou privée…Une vie digne et dynamique assure le futur de la personne et de la société. Je pense qu’on ne doit plus avoir une vision compartimentée de l’aide sociale; il faut une vision globale et je suis très content que l’on ait développé cette vision commune à Uccle, c’est-à-dire que tous les services qui s’occupent du social à Uccle travaillent en interaction et essaient d’optimaliser l’offre sociale…d’où l’idée de la fusion des services d’aides à domicile.

 

VD : En fait, il s’agit d’un regroupement du service d’aides aux familles. À terme, c’est une équipe de 30 personnes qui va offrir un service de qualité à l’ensemble de la population uccloise, mais avec une plus grande efficacité et une rationalisation dans les déplacements et dans l’organisation du service. Cela va, me semble-t-il, dans le sens d’une meilleure action sociale. Ce service s’adresse prioritairement à une partie importante de notre population qui est la frange la plus âgée. Jean-Luc et moi partageons une même volonté de promouvoir et d’améliorer le maintien à domicile de cette population plus âgée qui a un ancrage dans son quartier. Cela participe à la qualité de la vie mais, pour faciliter ce maintien à domicile, une série de services doivent être offerts à ces personnes : l’aide à domicile et la livraison de repas en font partie. Toutefois, la mobilité de ces personnes est souvent problématique. En effet, un certain nombre d’entre elles ne peuvent plus emprunter les transports en commun, les taxis sont parfois trop chers. La mise en place d’une centrale des moins mobiles répond donc à ce besoin.

Évidemment, la fin du cloisonnement entre le CPAS et la Commune et la réorganisation d’un service commun qui, à terme, pourrait réunir l’ensemble de ces aides, se ferait au bénéfice de la population de notre commune.

 

JLV: J’ajouterais ceci : le service d’aide à domicile répond non seulement à la demande actuelle mais il faut également satisfaire l’accroissement de la demande parce que tout simplement, notre société a changé. Les seniors restent plus longtemps chez eux, la maison de repos n’est plus une maison de repos mais plutôt une maison de repos et de soins. La demande du public ucclois, est de rester chez soi le plus longtemps possible, dans les meilleures conditions possibles. De là, la création d’une « zone de confort » afin d’accentuer notre soutien au bien-être des personnes âgées Cela se traduit concrètement par des trottoirs praticables, des commerces de proximité, des aides et soins à domicile …Là encore, le souhait de l’Echevine et moi-même, est de faire en sorte que ce soit un service intégré. Et je poursuis l’idée d’avoir un jour un grand service ucclois du Social qui prendra en charge toute les demandes de notre population, et mettra fin au compartimentage parce que le but n’est pas que les institutions existent, mais bien que les services soient rendus.

 

Et après ?

 

VD : On doit poursuivre le travail dans ce but. Réussir à ce qu’il n’y ait plus de concurrence entre nos services, c’est une première étape essentielle. À terme, il faut viser le regroupement global de l’action sociale dans notre commune. C’est le sens de l’histoire et c’est le bon sens.

 

JLV : Nous avons repensé l’aménagement de nos maisons de repos, les types de soins… On y entre de plus en plus tard et les pathologies liées au grand âge nécessitent une autre approche. La fusion de nos homes nous permettra de rencontrer ce défi et d’adapter les structures aux besoins actuels, comme la création d’un centre de jour offrant un répit aux familles ayant un parent Alzheimer par exemple.

 

Et pour les jeunes ?

 

VD : En matière sociale, c’est évidemment l’activation, comme Jean-Luc en a parlé. Au travers de l’emploi, le focus doit clairement être orienté vers les jeunes. C’est la dynamique au départ de tous les pouvoirs, et à fortiori, et au niveau communal. Ici encore, on a une gestion plus intégrée que ce qui existait par le passé : nous avons la maison de l’emploi d’Uccle où tous les partenaires autour de la table développent des actions communes et très concrètes en faveur de l’emploi et des jeunes qui sont au centre de nos préoccupations. Ce partenariat - CPAS, Commune, Actiris - va se poursuivre en terme d’accompagnement, de coaching et d’ouverture, notamment à l’entreprenariat, comme l’opération « New Start ».

 

JLV : Concrètement, au CPAS, le service Promo-Job suit 400 jeunes (dont 240 étudiants) parmi les 1300 personnes inscrites.

Qu’est-ce que ça veut dire suivre un jeune ? Ça veut dire, qu’on l’accompagne individuellement, dans la détermination de son projet professionnel afin qu’il trouve sa place dans l’avenir. Ça veut donc dire aussi qu’on assure une sorte de pérennité professionnelle non seulement pour ces jeunes mais également pour le futur de leurs enfants.

 

VD : Il est évident que, quand on met le focus sur les jeunes, on assure la pérennité du socle de solidarité. Ce n’est pas du jeunisme que de dire ça. C’est vraiment une vision globale de la gestion de la solidarité. En permettant au jeune d’accéder à l’emploi, on assure que le système de protection sociale se maintienne.

 

JLV : J’ajouterais que l’activité de la maison de l’emploi n’est pas uniquement axée sur les jeunes ; elle s’adresse à tous les chercheurs d’emploi. Et l’on sait qu’une personne qui ne trouve pas d’emploi depuis longtemps, nécessite un accompagnement très spécifique. C’est l’objectif poursuivi par notre Antenne Sociale qui assure un travail de remobilisation. Le développement d’activités culturelles leur permet de recréer un tissu social et de retrouver leur place dans la société, et donc de retravailler.

Il faut des sous … ?

 

VD : Et bien justement pas toujours. Il y a un élément sur lequel je voudrais insister : on a toujours le sentiment que l’action sociale nécessite énormément de moyens. C’est vrai pour une certaine partie. Mais l’on voit que l’on a réussi à mettre en place un certain nombre de projets qui sont assez peu coûteux.

En matière d’emploi par exemple, « Team for Job », est un système de mentorat entre des personnes actives en entreprise et des chercheurs d’emploi. Voilà bien un projet qui ne coûte pas cher, qui permet de rencontrer la solidarité au sens premier du terme, où des gens donnent de leur temps pour accompagner les chercheurs d’emploi…Et on constate des résultats vraiment très intéressants en termes d’insertion professionnelle !

C’est donc bien la preuve que oui, il faut des moyens mais, il y a aussi des projets qui ne nécessitent pas des sommes folles et qui produisent des résultats. C’est ce qui en matière d’action sociale devra se développer dans le futur et amener la part de la population active à être solidaire autrement que par leur contribution financière.

 

Des projets voient déjà le jour… Je pense au « frigo solidaire », à la banque alimentaire qui bénéficie de la générosité des commerçants, au temps que certains de nos concitoyens veulent mettre à la disposition des autres …il faut valoriser cela.

 

JLV : Notre 1ère mission, c’est une responsabilité à l’égard du demandeur d’aide mais également envers le citoyen qui paie ses taxes et qui souhaite que l’on optimalise les moyens qui sont mis à notre disposition. Et à côté de cette solidarité « passive », on découvre une communauté uccloise, solidaire, active et prête à soutenir différentes initiatives.

 

VD : De plus en plus, les gens ont conscience qu’à tout moment, quelque chose peut basculer, qu’on est dans une communauté globale d’intérêts. À partir du moment où on tend la main à l’autre qui est dans une situation difficile, on peut espérer que si ça devait nous arriver un jour, quelqu’un d’autre nous tendrait la main.

Comme Echevine de l’Action Sociale, j’ai eu plus souvent des personnes qui passaient ma porte pour proposer leur aide que pour en demander. Et ça, c’est quelque chose qu’on doit accompagner et encourager.

 

JLV : En fait, on peut dire merci aux Ucclois !

 
 
 
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